Bizet-Chabrier

Est-ce que les anniversaires qui concernent les compositeurs ont une véritable importance ?
Si cela permet de les redécouvrir ou de leur redonner la place qu’ils méritent, alors allons-y ! Célébrons Chabrier !
Vilain petit canard de la musique française du XIXème siècle, le « bouffon » autodidacte, comme il aimait se qualifier lui-même, et qui se hisse à la hauteur d’un grand wagnériste français, devient l’exemple et la source d’inspiration de compositeurs tels que Debussy, Ravel ou Poulenc. Ces trois-là l’ont considéré comme celui qui avait ouvert la voie à la musique moderne…
Pour ceux d’entre vous, qui cultivent la curiosité et qui aiment les découvertes, il ne faut surtout pas rater la conférence de Frédéric Gagneux « d’Ambert à Bayreuth », qui vous fera parcourir l’étonnant voyage musical et artistique de ce cher Chabrier.
Quant à Bizet, comment expliquer que, quelques mois avant sa mort, les premières représentations de sa Carmen ont été un échec cuisant, et qu’il soit devenu l’opéra le plus joué au monde ! Peut-être qu’au début les moeurs ont prévalu sur la musique…
Le fait est que deux compositeurs français sont allés chercher leur inspiration ailleurs, dans l’étranger proche mais en même temps si différent. L’un en allant sur place directement, l’autre par la connaissance de partitions ou des airs qui traversaient la frontière. Ils ont en commun de s’être affirmés à travers des rythmes venus d’ailleurs. Le rêve d’autres horizons, le goût de l’exotisme, des couleurs contrastées, des danses voluptueuses, des rythmes ensorcelés, des brumes du nord, et aussi de la mythologie. Mais tout cela à la manière française, c’est-à-dire avec une pincée d’élégance, de finesse, et de légèreté.
Pablo Pavon

 


Le concert

DIMANCHE 30 NOVEMBRE – 17 h
MAISON DE LA CULTURE DE CLERMONT-FERRAND
Salle Jean Cocteau
« Destins et Fatalité »
—————– Emmanuel Chabrier —————-
España, pour orchestre
Le Roi malgré lui, 3 danses pour orchestre
La Sulamite, oratorio
Catherine Manandaza, soprano
Choeur de femmes Musica Mediante
Sinfonia Metropole Orchestre
—————– Georges Bizet —————–
Carmen, extraits
Catherine Manandaza, soprano
Choeurs Musica Mediante et Madrigal
Choeur d’enfants de l’école Ferdinand Buisson
Sinfonia Metropole Orchestre
Pablo Pavon, direction musicale


Les œuvres jouées

ESPAÑA est une rhapsodie écrite d’abord pour piano, puis pour orchestre en 1883, à la suite du séjour de Chabrier en Espagne en 1882 ; le compositeur y fut enthousiasmé par la musique espagnole et andalouse qui inspira cette oeuvre, ses mélodies, ses rythmes et son style.
Elle débute par une introduction qui imite les notes grattées d’une guitare, puis se développe à travers des thèmes variés et alternés, tantôt euphoriques, tantôt lyriques, tantôt très rythmés, qui mettent en valeur tous les instruments de l’orchestre, notamment violons et cuivres, en particulier le trombone.
Dès sa création, elle rencontra un immense succès et rendit célèbre, du jour au lendemain, le nom d’Emmanuel Chabrier qui avait souhaité « voir tout le monde s’embrasser chaque fois que ce morceau finit ! ».
LE ROI MALGRÉ LUI est un opéra-comique en trois actes créé en 1887. Alliant la farce cocasse au lyrisme, conformément au génie de Chabrier, cette oeuvre raconte comment, au XVIème siècle, à Cracovie, le futur roi de France Henri III de Valois, élu roi de Pologne par l’aristocratie polonaise, refuse de régner. Nostalgique de la France, il va jusqu’à comploter contre lui-même pour échapper à son destin et revenir dans son pays natal.
Ravel, Stravinsky, César Franck vantèrent les exceptionnelles qualités musicales de l’éblouissante partition du compositeur, l’éclat et la richesse de l’orchestration, qui rappelle un peu Berlioz, un peu Rossini…
LA SULAMITE est une scène lyrique pour mezzo-soprano, choeur de femmes et orchestre, créée en 1885, sur un livret du poète Jean Richepin. La Sulamite est le nom de « la Bien-aimée », de « l’Épouse » chantée par Salomon dans le Cantique des cantiques, célèbre texte biblique. Elle peut symboliser l’humanité ou l’Eglise dans leurs relations avec Dieu .La Sulamite, d’abord affligée de l’absence de son bien-aimé, l’appelle, puis le retrouve et le serre amoureusement dans ses bras.
La partition de Chabrier se caractérise par des harmonies subtiles et des modulations audacieuses qui ont été saluées par Ravel et par Debussy, lequel s’en est inspiré dans certaines de ses oeuvres.
CARMEN, opéra-comique en quatre actes sur un livret inspiré par une nouvelle de Prosper Mérimée, est créé à Paris le 3 mars 1875. Tout en restant dans le cadre de l’opéra-comique, Bizet transfigure le genre, en y introduisant le tragique et la fatalité, tout en s’éloignant du « wagnérisme », car comme l’a écrit J.C. Casadesus : « Carmen est l’archétype de ce qui caractérise l’esprit et le style si particulier de la musique française : clarté, sonorités limpides, élégance diaphane, suggestion, articulation, lisibilité ».
Pourtant, à l’époque, la critique musicale ne fut pas tendre, le public fut réservé, et quand Bizet mourut trois mois après la création, il était persuadé de son échec. Il est vrai que cet opéra était très novateur par rapport à la tradition lyrique, et que la figure de Carmen pouvait choquer la mentalité du public « bourgeois » de l’époque : véritable mythe, à la fois victime et séductrice, bohémienne et princesse, Carmen symbolise la liberté de la femme émancipée, de la femme moderne.
Heureusement en Europe, après la mort de Bizet, la carrière éblouissante de Carmen sera rapide. Le premier triomphe de cette oeuvre a lieu à Vienne. Brahms, enthousiaste, assiste à vingt représentations. Richard Wagner et Frédéric Nietzsche furent, entre autres, des admirateurs de cette oeuvre, dont Tchaïkovski disait que « d’ici dix ans, Carmen serait l’opéra le plus célèbre de toute la planète ». De fait, Carmen est aujourd’hui l’ouvrage lyrique français le plus représenté dans le monde. Et Nietzsche, qui avait répudié les « brumes nordiques » de Wagner d’abord tant admiré, au profit de Bizet « le méditerranéen », avait vu juste quand il écrivait : « Cette musique de Bizet me paraît parfaite… Cette musique est cruelle, raffinée, fataliste : elle demeure quand même populaire ».


Les Compositeurs

Emmanuel ChabrierEMMANUEL CHABRIER est né à Ambert (Puy-de-Dôme) en 1841 et nous célébrons cette année le 120ème anniversaire de sa mort (1894). Il quitta Clermont-Ferrand et l’Auvergne en 1856 pour Paris, mais il gardera toujours le souvenir de sa province natale : « Je rythme ma musique avec mes sabots d’Auvergnat » disait-il. A Paris il suit parallèlement des études de droit qui le conduiront à un métier de fonctionnaire au ministère de l’Intérieur jusqu’en 1880, et des études de musique qui feront de lui un compositeur original. Dans ce domaine, c’est Wagner qui fut sa première source d’inspiration musicale. Mais il sut relativiser cette influence en s’attachant aussi bien à la musique espagnole qu’aux traditions populaires françaises. Il fut très marqué aussi par ses amitiés littéraires comme celle de Verlaine et par la peinture impressionniste, notamment par son ami Manet. Il en retira la conviction que l’on peut traiter de façon neuve et élégante des sujets apparemment « vulgaires » (comme les animaux de basse-cour, dans sa Ballade des gros dindons) pour peu qu’on y apporte clarté, lumière, légèreté et fluidité.
Son oeuvre s’écarte des « canons » de la tradition romantique « sérieuse » ; pas de symphonies ni de sonates, mais des oeuvres souvent plus courtes et d’apparence plus légère : pièces pour piano, son instrument de prédilection, comme La Bourrée fantasque, de la musique d’orchestre comme España et La Joyeuse marche, de la musique vocale (lieder, arrangements de chansons folkloriques, La Sulamite), des opéras, parfois tragiques comme Gwendoline, d’inspiration wagnérienne, mais le plus souvent à connotation souvent comique (Le Roi malgré lui) et de type opérette.
Cette oeuvre peut dérouter et a parfois été mal comprise, jugée tantôt trop légère, tantôt trop savante, par ses audaces rythmiques et harmoniques. C’était un personnage et un compositeur cocasse et drôle, plus près d’Offenbach que de Wagner, mais son génie peut se mesurer aux musiciens qu’il a influencés et inspirés : d’Albéniz à Debussy, de Richard Strauss à Ravel et Poulenc.

Georges BizetGEORGES BIZET, né à Paris en 1838 dans une famille de musiciens, révèle très tôt des dons musicaux exceptionnels qui lui permettent d’entrer dès l’âge de 9 ans au Conservatoire pour travailler le piano, l’orgue et la composition. Grand admirateur de Wagner, il compose à 17 ans une première symphonie, puis une opérette et en 1857 une Cantate (Clovis et Clotilde) qui lui vaut le Grand Prix de Rome et un séjour de trois ans à la Villa Médicis. Il en profite pour découvrir l’Italie, pour se cultiver et pour composer des oeuvres lyriques et symphoniques novatrices.
De retour à Paris, il crée des opéras, des oeuvres pour piano, instrument pour lequel sa virtuosité lui vaut l’admiration de Berlioz et de Liszt. Mais le public n’est pas toujours au rendez-vous et il se trouve dans une situation matérielle souvent difficile, ce qui l’oblige à multiplier les travaux « alimentaires » sous forme de leçons de piano et de transcriptions pour piano des grandes oeuvres du répertoire romantique. Son mariage en 1869 n’apporte pas à sa vie privée la sérénité dont il avait besoin. En 1874, l’opéra L’Arlésienne conquiert difficilement son public, de même que Carmen qu’il crée en 1875, trois mois avant de mourir subitement d’une crise cardiaque à l’âge de 37 ans.
Son oeuvre, très prometteuse et si prématurément achevée, se compose surtout de musique lyrique (Le Pêcheur de perles, la Jolie fille de Perth, Carmen…), mais comporte aussi de la musique pour orchestre (symphonies, ouvertures, suites), des pièces pour piano (Jeux d’enfants à quatre mains, Nocturnes….), de la musique chorale, des mélodies …
Bizet est un grand et populaire musicien français du XIX° siècle entre Berlioz et Debussy, et on a pu dire que sa mort prématurée est « le plus grand malheur arrivé à la musique française » (H.Barraud). Mais cette oeuvre, d’abord controversée, a été peu à peu reconnue à sa juste valeur, notamment grâce à Carmen, par un large public international, à la fois pour sa subtilité savante et pour son élégance et sa limpidité.


Conférence

FREDERIC GAGNEUX – Docteur en littérature et civilisation françaises, Frédéric Gagneux est un spécialiste du wagnérisme et ses recherches concernent principalement le lien entre la musique et la littérature.
Il a soutenu sa thèse, André Suarès et le wagnérisme, à l’Université de la Sorbonne-Paris IV en 2006. Chargé de cours à l’Université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, il enseigne la dramaturgie lyrique des opéras italiens et allemands du XIXème siècle à travers les grandes figures de Giuseppe Verdi et de Richard Wagner.
Il a publié André Suarès et le wagnérisme aux éditions Classiques Garnier (2009) et a participé à la rédaction du Dictionnaire encyclopédique Richard Wagner paru aux Editions Actes Sud en 2010 (Prix du meilleur livre sur la musique 2010). Dans le cadre de l’Observatoire de la vie littéraire (OBVIL), laboratoire d’étude dépendant de l’Université de la Sorbonne, il a publié une version critique en ligne de La revue wagnérienne, parue entre 1885 et 1888.
Récemment, il a participé au colloque Louis Jou (Baux de Provence, 2012) et au colloque André Suarès (Sorbonne 2013) dont la publication est prévue aux éditions Classiques Garnier. Il est également membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Clermont-Ferrand


Interprète soliste

Catherine ManandazaCATHERINE MANANDAZA – soprano – D’origine malgache, elle se produit sur les scènes françaises et internationales dans un répertoire lyrique éclectique. A l’Opéra du Rhin avec C. Rousset et les Talens Lyriques dans Il Mercato di Malmantile, oeuvre de D. Cimarosa où elle chante l’un des principaux rôles féminins, la Contesse Giacinta. Elle est invitée pour la réouverture de l’Opéra d’Alger et interprète les héroïnes mozartiennes sous la direction d’A. Kouider : Fiordiligi, Donna Anna, La Contesse des Noces de Figaro qu’elle a interprétée aussi à L’Opéra de Damas sous la direction de J. Kalmar. La ville de Xiamen (Chine) l’a conviée à donner un grand récital lyrique avec l’orchestre Symphonique du même nom sur le thème des héroïnes de Puccini. Sollicitée par J-F Zygel, elle donne Les Poèmes pour Mi d’O. Messiaen au Théâtre du Châtelet à Paris. Sa voix aussi idéale pour servir des compositeurs comme Verdi et Puccini l’amènera à incarner Léonore du Trouvère sous la baguette de M. Lebel à la salle Gaveau, Tosca plusieurs fois notamment à la Salle des 3ooo à Lyon avec P. Fournier, Traviata au Palais de L’Unesco à Paris, Aïda sous la direction de A Chevtchouk (Salle 3000 à Lyon), Santuzza (Cavalliera Rusticana) à Tours. Catherine Manandaza vient de se produire en récital à l’Opéra d’Alger avec l’Orchestre Symphonique dirigé par A. Kouider à l’occasion de la 6ème édition du Festival International de musique classique d’Alger et en concert également au festival Piano Folies avec l’orchestre de la Nouvelle Europe dirigé par N. Krauze. Elle affectionne aussi la musique sacrée qu’elle chante régulièrement dans les grandes églises parisiennes et dans toute la France : Le Requiem de Verdi notamment à Notre Dame, à La Madeleine, au festival d’Art sacré de Lourdes sous la baguette de S. Cardon et de Y. Parmentier à la Cathédrale du Mans, à l’amphithéâtre de Lyon avec A. Guérinot, le Stabat Mater de Dvorak sous la direction T. Pélycan au Théâtre de Compiègne.


Le SINFONIA METROPOLE ORCHESTRE

Composition de l’orchestre
Créé en 1995, cet orchestre à dimensions variables possède un répertoire très étendu : des oeuvres pour choeur, solistes et orchestre : Requiem de Mozart, de Verdi, de Fauré, Messie de Haendel, Passion selon St Matthieu et selon St Jean, Messe en si mineur et Oratorios de Bach, The Fairy Queen de Purcell, Stabat Mater de Rossini, de Dvorak, etc ; des oeuvres pour orchestre à cordes, et orchestre symphonique : de Haendel à Bartok, Barber et Hindemith, de concertos de Mozart à Rodrigo en passant par Tchaïkovski et Bruch, de symphonies de Haydn, Mozart et Beethoven aux musiques symphoniques de Wagner en passant par Mendelssohn, Schubert et Brahms.
Des solistes, tels que Gilles Apap ou Gordan Nikolitch, ont collaboré avec cet ensemble. Il a participé à de nombreux festivals : « Festival de Musique Sacrée de Saint-Malo », « Bach en Combrailles », « Saint Julien de Brioude », « Rencontres Musicales des Monts-Dore », « Musicales d’Issoire », « Festival Les Meltiques de Montferrand ». Il se compose de musiciens professionnels et de professeurs des écoles de musique et du Conservatoire à rayonnement régional de Clermont-Ferrand. Il est devenu un acteur culturel incontournable dans la région Auvergne

Participent à ce concert
VIOLONS 1 Hiroé SCHMIDT – Vincent BARDY – Françoise BONGIRAUD
Nicole CHANEL – François DRAGON – Aude BERNARD
VIOLONS 2 Laurence ALLÉE – Annick FORGANAND – Blaise POURREYRON Patricia ROUSSET – Hélène CANTAT
ALTOS Kathleen MONPERTUIS – Tomoko ONO – Nathalie CHAMBÉRY
Fabrice PLANCHAT
VIOLONCELLES Alexandre PÉRONNY – Camille RICHAUD – Anne-Laure BARBARIN
CONTREBASSES Daniel GRIMONPREZ – Emmanuel JARROUSSE
FLÛTES Marie-Pierre GLANOWSKI – Ophélie BERBAIN
HAUTBOIS Yves CAUTRES – Willy BOUCHE
CLARINETTES Philippe TRILLAT – Magali BROSSE – Catherine CARTIER
CORS Fabrice SCHRIKE – Alexandre FAUROUX – Benjamin IMBAUD
Marie-Pierre BERNAD
TROMPETTES Daniel PILLITTERI – Nicolas REIGNERON
TROMBONES Jean-Luc JAFFEUX – Guillaume CARDOT – Claude CHATARD
PERCUSSIONS Attilio TERLIZZI – Daniel MURAT – Juliette WATINE
Joseph ROBERT – Samuel DELLA GIUSTINA


Autour de CARMEN, avec la collaboration de …
La CHORALE MADRIGAL

Ce sont les directeurs successifs de l’école de musique de Thiers qui prendront d’abord en charge la chorale créée en 1975. Daniel Meier jusqu’en 1979 puis Georges Guillot jusqu’en 1993 auront à coeur de faire vivre à Thiers un ensemble de qualité capable de présenter un répertoire classique, éventuellement avec orchestre. Le Requiem de Fauré, le Magnificat de Bach, le Gloria de Vivaldi, la Messe allemande de Schubert, ont été donnés au cours de cette période. C’est aussi en 1979 que la chorale devient associative et prend le nom de Madrigal. Parmi un répertoire aussi vaste que varié, citons les Liebeslieder de Brahms, ainsi que de grandes réalisations régionales en coopération avec des chorales clermontoises : Alexandre Nevski, Carmina Burana…
Depuis 1994, Madrigal est dirigée par Olivier Ceroni, professeur de chant au Conservatoire Georges Guillot. La chorale devient à nouveau une classe de l’école de musique. Tout en poursuivant des réalisations ambitieuses (Cantates 136 et 140 de Bach, Messe de minuit de Charpentier, Nisi Dominus et Le Messie de Haendel, Requiem de Duruflé, Magnificat de Vivaldi et bien d’autres), la chorale développe un travail de fond sur des pièces musicales de dimension plus modeste mais appartenant toujours au grand répertoire : Brahms, Poulenc, Bach, Bruckner, Purcell… Plus récemment la Chorale Madrigal a initié un partenariat avec Musica Mediante qui lui a permis de produire le Requiem de Mozart en 2006, le Requiem de Verdi en 2007, la Neuvième symphonie de Beethoven en 2009. Die erste Walpurgisnacht de Mendelssohn vient allonger cette série en 2011. Une collaboration avec le Conservatoire de Vichy a permis en 2012 d’aborder une nouvelle fois le Gloria de Vivaldi.
Aujourd’hui, toujours dirigée par Olivier Ceroni, la chorale Madrigal comporte une cinquantaine de chanteurs. Une répétition de deux heures chaque mardi permet au groupe de fonctionner dans de bonnes conditions. Toujours à la recherche de nouvelles voix dans tous les pupitres, la chorale est bien sûr toujours ouverte à toutes et tous, sans exigence musicale particulière. En contrepartie, l’appartenance au groupe sous-entend l’assiduité aux répétitions et la participation aux concerts de l’année.


Le CHOEUR D’ENFANTS

Le choeur des enfants de l’école Ferdinand Buisson de Clermont-Ferrand est constitué des 26 élèves de la classe de CM2 de Mme Joyaux. Ils font de la musique dans le cadre scolaire depuis l’âge de 5 ans avec M. Jean-Yves Touratier, musicien intervenant en milieu scolaire du Conservatoire à Rayonnement Régional de Clermont-Ferrand.
Ils ont ainsi pu participer à la fresque musicale Enfance Violence Exil avec le jeune orchestre symphonique du Conservatoire Emmanuel Chabrier le 20 Novembre 2013 à la Maison de la Culture, sous la direction de Christian Cailliéret.
Dans le cadre du projet scolaire de cette année, les enfants vont travailler sur l’opéra en mettant sur pied une adaptation théâtrale et musicale de Tistou les pouces verts (roman de Maurice Druon) ; c’est donc très naturellement qu’ils ont répondu positivement à la proposition de Pablo Pavon de participer au concert « Autour de Carmen ».


 

Imprimerie Decombat